La migration se déroule en deux temps : on transfère d'abord les données vers un moteur serveur (PostgreSQL, SQL Server ou MySQL), puis on réécrit les formulaires, requêtes et états sous forme d'application web. La base Access reste consultable pendant la bascule, ce qui évite d'interrompre l'activité. Sur les projets que nous menons, comptez 6 à 12 semaines et un budget de 15 000 à 40 000 € pour une base de 20 à 40 tables.

Trois limites déclenchent presque toujours la décision :

  • un fichier .accdb est plafonné à 2 Go, avec un risque réel de corruption quand on s'en approche ;
  • en partage réseau, les temps de réponse se dégradent nettement au-delà d'une dizaine d'utilisateurs simultanés ;
  • Access n'existe pas sur macOS et n'est pas inclus dans Microsoft 365 Business Basic, ce qui bloque les postes mixtes et le télétravail.

Point souvent ignoré : il n'existe plus de voie officielle pour publier une base Access sur le web. Microsoft a fermé les Access web apps en avril 2018, puis retiré Access Services de SharePoint en 2021. La seule sortie durable est une application développée, avec authentification Microsoft 365 et hébergement en France si vos données l'exigent.

Dernier écueil : le code VBA ne se transpose pas tel quel. Les règles de gestion cachées dans les macros doivent être réécrites côté serveur, étape systématiquement sous-estimée dans les devis. C'est pourquoi Pulsar Forge conduit un audit du schéma et du VBA avant tout chiffrage.