La dette technique se mesure en jours de remise à niveau, pas en ressenti. Trois indicateurs suffisent à la chiffrer : l'effort de correction estimé par un analyseur de code, l'âge des dépendances au regard de leurs dates de fin de support, et la part du temps de l'équipe absorbée par les correctifs. Un audit de ce type demande 5 à 10 jours et se facture en pratique entre 3 500 et 8 000 € HT pour une application de 50 000 à 100 000 lignes.

Côté outillage, SonarQube exprime la dette en temps de remédiation, puis la rapporte au coût de développement du code, estimé par défaut à 30 minutes par ligne. Le ratio obtenu donne une note de A à E : sous 5 %, la situation reste saine ; au-delà de 20 %, chaque évolution coûte déjà plus cher qu'une réécriture partielle du module concerné.

Le second indicateur est aussi réglementaire que technique : une version de PHP ne reçoit des correctifs de sécurité que trois ans après sa sortie, et une bibliothèque non maintenue devient un risque RGPD dès lors qu'elle traite des données personnelles.

Le troisième se lit dans vos tickets : au-delà de 30 % du temps passé en correctifs, la dette n'est plus un sujet technique mais un sujet de budget. Pulsar Forge conduit ces audits avant toute décision de refonte, parlons-en.